Les 4 choses que vous ignorez sur l’US Open

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Le dernier Grand Chelem de l’année est lancé, chacun ressort ses statistiques et songe aux matchs marquants qu’a pu lui faire vivre le tournoi américain. Il y a toutefois certaines choses que vous ignorez sûrement à propos de la compétition new-yorkaise.

   L’US OPEN ENTRE CHANGEMENTS DE SURFACE ET DE SITE   

   Saviez-vous par exemple que ce tournoi s’est joué sur trois surfaces différentes et a déménagé à trois reprises ? Le Grand Chelem américain a été créé en 1881. C’est cette année que la fédération américaine de tennis vit également le jour. L’USTA organisa dans la foulée de sa création son premier tournoi de tennis à Newport, dans le Rhode Island. La compétition se déroule alors sur gazon comme à Wimbledon. Quelques années plus tard, en 1915, le gazon américain quitte Newport pour le chic de la banlieue new-yorkaise à Forrest Hill. Dans les années 70, de grands changements s’opèrent. En 1975, tout d’abord, l’USTA abandonne le gazon au profit de la terre battue, nommée : la har-tru. A la différence de Paris, cette terre est gris-vert. En 1977, l’US Open déménage une troisième et dernière fois à Flushing Meadows, un parc new-yorkais. Le stade principal est bâti sur les vestiges d’un théâtre. L’intégralité de l’enceinte est construite en l’espace de dix mois seulement. C’est lors de ce déménagement que le tournoi américain passe au dur et construit des courts en ciment.

 

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   L’US OPEN, UNE HEGEMONIE AMERICAINE, EMPLIE DE SYMBOLES

   A ses débuts, ce tournoi n’accueillait quasiment que des joueurs américains. Leur hégémonie dans cette compétition était incontestable. Il fallut attendre 1925 pour voir un Européen triompher sur le sol américain. Cette année-là, c’est le Français René Lacoste qui remporta l’épreuve et montra la voie au reste des Européens. Toutefois, la victoire la plus marquante jamais enregistrée à l’US Open est très certainement celle d’Arthur Ashe. Dans les années 60 aux Etats-Unis, la ségrégation raciale fait toujours rage. Les défendeurs des droits civiques pour tous se battent pour faire abroger des lois racistes qui limitent les libertés du peuple noir ainsi que les contacts entre « Blancs » et « Noirs ». C’est dans ce contexte tendu qu’Arthur Ashe devient en 1968 le premier joueur afro-américain à gagner un tournoi du Grand Chelem. C’est également le premier joueur à gagner l’US Open depuis le début de l’ère open qui commence cette même année 68. Plus qu’une victoire, Arthur Ashe envoie un message d’espoir au peuple noir américain. L’espoir de voir les « Noirs » et « Blancs » vivre en symbiose.

   La victoire d’Arthur Ashe à l’US Open a marqué les esprits mais celle-ci ne fait que confirmer la suprématie américaine dans l’épreuve. En effet, de grands noms du tennis américain ont marqué le tournoi new-yorkais de leur empreinte tels que Bil Tilden qui gagna le tournoi à vingt-cinq reprises dont sept fois en simple, ou encore Pete Sampras qui triompha en simple à cinq reprises, sans oublier les sœurs Williams qui détiennent à elles deux, treize couronnes américaines dont huit en simple.

 

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   L’US OPEN, TERRE DE DANGER POUR LE BIG FOUR

   Le Big Four (Nadal, Federer, Murray et Djokovic) a (presque) tout gagné, c’est un fait. Toutefois, vous ne le saviez peut-être pas mais l’US Open est le tournoi du Grand Chelem qui sourit le moins au Big Four. En effet, ce quatuor d’exception a remporté quarante-deux des quarante-sept derniers Grand Chelem. Depuis 2006, le Big Four règne sur la planète tennis. Seuls, leur ont échappé, un Australian Open en 2014, un Roland Garros en 2015, aucun Wimbledon et trois US Open. New-York est par conséquent le tournoi du Grand Chelem qui leur réussit le moins. En 2009, c’est Juan Martin Del Potro qui ouvre la voie, en prouvant au monde que Nadal, Federer, Murray et Djokovic n’ont pas le monopole dans les Majeurs. L’Argentin Juan Martin Del Potro fait subir sa fureur à Rafael Nadal, qu’il balaie en trois sets, avant de s’adjuger le titre, en finale face à Federer. L’Argentin montre l’exemple. Le monde du tennis constate que le Big Four peut faillir. C’est un fait qui se reproduira, mais très rarement. Il faut attendre 2014 pour ne pas voir un des quatre grands s’imposer. Cette année-là, le tournoi propose une finale inédite : Marin Cilic face à Kei Nishikori. C’est le Croate qui s’en sort vainqueur et qui s’adjuge son premier Grand Chelem. En 2015, le Big Four reprend ses droits. Djokovic remporte le tournoi américain aux dépends de Federer. Toutefois l’année suivante, les quatre sont à nouveau mis à mal et laissent filer le trophée dans les mains du Suisse Wawrinka. Aujourd’hui avec les forfaits de Murray et Djokovic, blessés, les problèmes physiques rencontrés par Federer et la mauvaise tournée américaine de Rafael Nadal, cette US Open 2017 paraît plus ouvert que jamais. Affaire à suivre…

 

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   L’US OPEN, UN TOURNOI A L’IMAGE DE LA DEMESURE AMERICAINE

    A l’heure de l’ouverture de la 134ème édition de l’US Open, le tournoi a annoncé l’augmentation de son prize money. Ce dernier connaît une hausse de 9% et passe la barre symbolique des 50,4 millions de dollars de prize money. Les vainqueurs en simple toucheront respectivement 3,7 millions de dollars. A l’Open d’Australie, le prize money a atteint son plus haut niveau à 34,8 millions de dollars. A Roland Garros, celui-ci était de l’ordre de 39,2 millions. A Wimbledon, il dépassait légèrement les 40 millions de dollars. Les prize money des trois autres majeurs sont donc bien loin des sommes folles déboursées par le tournoi new-yorkais. Ce chiffre colossal de 50 millions vient s’ajouter aux énormes statistiques du tournoi. En effet, à titre d’exemple, le court central, le court Arthur Ashe est le plus grand court du monde. Il peut accueillir 22 547 spectateurs (14 911 pour le court Chatrier). Le tournoi américain n’a pas fini de nous réserver des surprises dignes de la démesure américaine.

 

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